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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 13:34

Les inégalités sociales sont très très grandes aux Emirats arabes unis. Et ce n'est rien de le dire. 

Pour mieux se rendre compte de ce que ça représente vraiment, je vais vous détailler les classes sociales aux Emirats.

 

La noblesse

Ce sont les Emiratis, et les ressortissants des pays du GCC.

Ils sont riches, ils détiennent tous les pouvoirs et sont complètement au-dessus des lois. Personne ne peut imaginer un jour gagner un procès contre un Emirati par exemple.

 

Ce pouvoir, ils ne le doivent qu'à leur naissance ; ils sont nés Emiratis, le resteront toute leur vie, et ils sont donc assurés de ne jamais manquer de rien toute leur vie durant. Ce sont les autres classes sociales qui travaillent pour eux, et le gouvernement qui leur fournit tout ce dont ils ont besoin.

Enfin, ils méprisent complètement les Indiens et les Pakistanais, qu'ils considèrent comme leurs serviteurs.

Ils représentent environ 10% de la population des Emirats.

 

Le "clergé"

sheikh-charlie-et-flo.JPGLe clergé représente environ 10 % de la population également. Il s'agit des expatriés occidentaux.

 

Ils sont riches, pas autant que la noblesse, mais suffisamment pour mener une vie confortable vivre dans un certain luxe. Ils n'ont pas le pouvoir, car ils ne sont pas nés Emiratis, mais ils détiennent une autorité non négligeable ; ils ont un savoir-faire que la noblesse n'a pas.

Grâce à ce savoir-faire technique, ils sont très liés à la noblesse, de laquelle ils tirent leurs revenus. Le clergé et la noblesse sont très dépendants les uns des autres ; les premiers ont le pouvoir et l'argent, les seconds ont le savoir-faire et font tourner le pays.

 

On peut presque distinguer le haut-clergé du bas-clergé. Alors que le haut-clergé fricote plutôt avec la noblesse, le bas-clergé travaille avec les Indiens et les Pakistanais. Sans toutefois partager leur condition (ils font toujours partie du clergé quand même), ils sont sûrement plus sensibles à leur cause, et montrent d'avantage de respect pour eux.

 

En photo, le clergé se déguise en noblesse.


Le Tiers-Etat

Eux représentent 80 % de la population. Peu payés, peu ou pas du tout considérés par la noblesse et le clergé, vivant dans des conditions souvent proches du déplorable, ils sont la masse énorme qui fait véritablement tourner le pays. Ils sont les serviteurs de la noblesse. 

 

Le Tiers Etat, ce sont les ouvriers indiens, les chauffeurs pakistanais, les "maid" (bonnes) indonésiennes, les prostituées philippines, les restaurateurs bangladeshis, bref, l'immense masse des petites mains qui sont indispensables au bon fonctionnement du pays, et qui assure les métiers que les Emiratis ne feraient pour rien au monde.

 

 

Mais dites-moi, ça ne vous rappelle rien ? Si ? (Si la réponse est non, je vous conseille sérieusement de relire l'Histoire de France pour les Nuls, entre la page 1700 et 1789). 

Malgré tout, il y a entre la France du XVIIIe et les Emirats arabes unis d'aujourd'hui quelques différences fondamentales, qui font que le pays ne risque que très peu une révolution. Lesquelles ? Vous le saurez en lisant le prochain article à paraître sur ce blog, dans quelques jours (comme ça, si d'ici là il y a une révolution, ça me laisse le temps de changer mon analyse).

 

Retrouvez cet article (en fouillant un peu) sur le site Tout sur les Emirats arabes unis.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 08:38

Je sais que vous attendez tous avec impatience les articles de ce blog. Que sans eux, vous vous sentez petits et insignifiants, et que lire les articles magnifiques de ce blog est devenu votre raison de vivre. Je comprends...

Du coup, pour vous aider à mieux vivre l'attente insupportable du prochain article, j'ai mis une petite rubrique sur la droite qui vous indique pour quel jour est prévu le prochain article. Cette date est assortie du traditionnel "inch'allah", dont je détaillerai l'usage et l'utilité dans un de mes prochains billets !

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 09:05

Reparlons un peu d'économie ("ah chouette alors !", dites-vous tous en coeur).

 

On a vu que les Emirats étaient très riches, grâce à l'exportation du pétrole. Mais comment d'un état très riche passe-t-on à une population riche ? Question intéressante de la répartition des richesses, et qui nous concerne aussi sous une forme différente.

 

Aux Emirats, l'état redistribue l'argent aux ressortissants émiratis sous plusieurs formes :

- un "RSA" d'environ 4000 € par mois, avec ou sans travail

- un petite somme mensuelle pour les aider à louer ou s'acheter une voiture (parce qu'avec seulement 4000€ par mois en plus d'un salaire, comment fait-on pour acheter une Porsche ?)

- une prime de mariage de 25000 $ et une villa offerte (et ça peut marcher jusqu'à 4 fois, puisqu'un homme peut se marier jusqu'à 4 fois, même si ça se raréfie de plus en plus)

- une prime pour chaque naissance d'enfant

- des soins entièrement gratuits, une éducation gratuite, des autoroutes gratuites et ce genre de choses.

 

En sachant qu'en plus, les Emiratis priment sur n'importe quelle autre candidature lorsqu'un poste est disponible, qu'on ne peut pas trop les virer puisque les entreprises ont des quotas à respecter, et que les revenus ne sont pas taxés aux Emirats, aussi hauts soient-ils, on imagine bien que la vie ne doit pas être facile pour les Emiratis.

 

Et cela a des conséquences assez dramatiques sur leur comportement ; les enfants ne vont plus à l'école, les jeunes ne veulent pas faire d'étude, et les adultes ne viennent au travail qu'un jour toutes les deux semaines. Eh oui, quand la vie est trop facile, et que d'autres peuvent bosser pour nous, on n'a pas envie d'en faire plus.

Résultat, ce sont les étrangers qui font tourner le pays, avec les dangers que cela peut avoir... Et surtout, les Emirats se retrouvent avec une population qui perd en compétences au fur et à mesure qu'elle gagne en richesse, et ce n'est jamais un bon signe pour l'avenir.


Que seront les Emirats arabes unis dans 30 ans, dans 50 ans, ou dans 100 ans ? Tellement difficile à dire que je n'ai même jamais entendu personne faire des prévisions à plus de 10 ou 15 ans sur le pays. Mais une chose est sûre ; ce sera très intéressant de suivre les évolutions de ce pays.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'économie du pays, allez faire un tour sur l'économie des Emirats arabes unis sur le très bon site (pas encore fini mais de plus en plus complet) Tout sur les Emirats arabes unis !

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 12:28

Depuis que je suis aux Emirats, je me suis mis au Couchsurfing, soit le "surf de canapé". 

Cette discipline sportive très intéressante consiste à prendre un canapé chez Ikéa, et à essayer de surfer en mer tout en tenant en équilibre sur le dessus du canapé. Cette activité assez technique est ultra dominée par les Suédois, qui, à défaut d'avoir de grosses vagues, ont beaucoup de canapés Ikéa...

 

Comme vous l'aurez sans doute deviné pour les plus malins (les autres, j'aurais tendance à me faire du souci), le couchsurfing n'est pas une discipline sportive. C'est une communauté qui consiste à ouvrir sa porte aux voyageurs pour les laisser dormir sur son canapé et à aller dormir sur le canapé des autres.

En gros, on s'inscrit sur un site en disant qu'on a un canapé qu'on n'utilise pas la nuit (ce qui est souvent le cas), et que si quelqu'un est de passage dans la région, il peut venir dormir quelques nuits sur notre canapé, gratuitement. En échange, quand on est en voyage, on bénéficie du réseau de CS (couschsurfing) et on peut dormir sur des canapés à peu près partout dans le monde.

 

Aujourd'hui, la communauté compte plus de 2,2 millions de membres sur les 5 continents (dont 200 000 en France bien qu'on la dise très individualiste), et chaque semaine, environ 20 000 nouvelles personnes viennent rejoindre la communauté.

Pourquoi, me direz-vous ? Simplement parce que quand on voyage, c'est toujours mieux de dormir chez des gens qui habitent dans le pays, gratuitement qui plus est, et qu'ainsi on perpétue la tradition millénaire de l'hospitalité aux voyageurs et qu'on contribue à construire un monde meilleur, bâti sur la confiance et les respect des autres... ah, c'est beau ! N'empêche que je trouve ça quand même chouette qu'autant de personnes dans le monde soient prêtes à ouvrir leur porte à des étrangers, à les faire manger à leur table et à les héberger.

 

Mais je vois venir d'ici les questions pressantes des mères de famille et grands-mères peu rassurées ; "Mais que faire si la personne que tu accueilles est un violeur-tueur en série-évadé de prison-terroriste-agent de la CIA-boxeur d'Al Qaïda ?". Il est vrai que le risque est fort, j'ai croisé quelqu'un répondant à cette description encore pas plus tard qu'hier soir. 

Sinon, il y a aussi un système de référence, où dès qu'on héberge ou qu'on va chez quelqu'un via CS, on laisse une référence positive si ça c'est bien passé (soit dans 99,7% des cas d'après les statistiques du site). Ainsi, si on accueille quelqu'un qui a déjà plusieurs références positives, on ne risque pas grand chose. Et puis, on n'est jamais obligé d'accepter quelqu'un. Couchsurfers.jpg

 

Pour moi, c'est une expérience géniale. Chaque voyageur qui arrive à l'appartement arrive avec une histoire, plein de récits de voyages, des anecdotes sur sa culture, et amène son regard sur Abu Dhabi et les Emirats. Pour l'instant, on a hébergé un Singapourien, deux Allemandes, un Canadien (de la belle Province, plus précisément), une Autrichienne, un Norvégien, un Français et un Australien, et d'autres sont encore prévus pour les semaines à venir (en photo avec le Norvégien et les deux Allemandes sur la plage de l'Emirates Palace).

 

Et si finalement, c'était un moyen d'apporter une petite contribution à un monde meilleur, moins individualiste et plus tourné vers les autres ?

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 09:30

Le nouvel ordinateur fonctionne, les bourdons bourdonnent et la température commence à baisser à Abu Dhabi, donc tout va pour le mieux.

 

Wadi-Campement.jpgLe week-end de l'Eïd el Fitr, nous avons profité du/des jours fériés (ça dépend des entreprises) pour partir faire un petit tour en Oman, pays réputé pour son calme, ses montagnes, ses wadis enchanteurs, ses chèvres et ses ratons-laveurs.

Plus le temps passe et plus nous apprécions ce pays qui, à cause de ressources plus faibles en pétrole, s'est moins développé et a du coup conservé une partie de son authenticité. On apprécie aussi beaucoup parce qu'il y a des montagnes, ce qui manque cruellement autour d'Abu Dhabi, et qu'il y fait bien plus frais qu'aux Emirats en été.

 

On repart donc avec la troupe de romanos habituelle, soit 11 Abu Dhabiens, 2 VIE Omanais retrouvés sur place et un couple de Français ramassés sur la route, des gros 4*4 (pas top pour l'environnement, mais absolument indispensables dans les pistes caillouteuses des montagnes omanaises), des tentes,

 

des pâtes et de quoi faire un barbecue du feu de dieu, pour un petit week-end fort sympathique.

Wadi-Paradis.jpg

 

L'attraction principale du week-end était sans doute le Wadi Damm (parce que les randos au bord des falaises avec un panorama à couper le souffle, ça commence à devenir routinier voyez-vous !).

 

Un wadi, c'est une rivière de montagne, souvent rocailleuse et coincée entre deux falaises, à sec une partie de l'année, et qui peut se remplir très vite en cas de pluie. En ce moment, la plupart des wadis sont désespérément secs, ce qui nous a conduit le premier matin à nous baigner dans une flaque d'eau qui devait être aussi profonde que l'estomac d'un dromadaire (ce qui est quand même assez profond, mais cependant pas énorme pour se baigner).

 

Wadi-groupe.jpgPar chance, il restait de l'eau dans le Wadi Damm. Situé par très loin d'une très ancienne route commerciale et d'une nécropole du IIIe millénaire av JC, dont on peut encore admirer certaines tombes aujourd'hui, le Wadi Damm abrite un véritable petit coin de paradis. 

 

Après avoir serpenté dans la caillasse une petite heure (en tongues pour certains), nous arrivons à une piscine entourée par un coin de verdure semblant surgi de nulle part au milieu d'un décor aride et rocailleux. L'eau est fraiche et c'est un vrai bonheur de sauter, plonger, faire les zouaves dans un cadre aussi merveilleux quand la température extérieure frôle les 40°C.

 

Une partie des VIE, qui avait le dimanche férié, a continué le week-end jusqu'à Sur, vers une plage avec des tortues, mais j'ai malheureusement du rentrer, pour cause de "Il faut bosser dimanche". Ce sera sûrement pour une prochaine fois...

Oman-031.jpg

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 08:27

J'ai la tristesse de vous annoncer qu'après exactement 4 ans de bons et loyaux services, mon ordinateur est grièvement décédé. Après avoir montré des signes tangents de vieillissement, et son asthme étant devenu trop gênant, il s'est éteint (mais sans espoir de se rallumer) dans la nuit de jeudi à vendredi. Paix à ses composants...


Tout ça pour dire, que si vous ne voyez pas d'articles sur ce blog dans les prochains jours, c'est normal. Pareil si vous ne voyez pas sur skype ou si je réponds moins vite à mes mails. Je garde un accès à internet du bureau, et via l'ordi de mon colloc. En cas d'urgence (ou si je vous manque vraiment trop), vous pouvez toujours m'envoyer un sms ou m'appeler au +971(0)8182915 (mon portable).

Le temps que je rachète une nouvelle machine, et je serai à nouveau derrière le clavier pour de nouvelles aventures passionnantes.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:44

Un des facteurs qui fait qu'on s'intègre très vite à Abu Dhabi, c'est la communauté VIE (volontariat international en entreprise).

En effet, directement après mon arrivée, j'ai connu toute la troupe de VIE d'Abu Dhabi, qui sont une cinquantaine. Une grosse vague est arrivée en même temps que moi, à quelques mois près, ce qui faisait un bon groupe de jeunes, aux Emirats pour une durée limitée, qui ne connaissent personne en arrivant, et avec à peu près les mêmes envies de découverte, de voyages et d'activités. Et heureusement qu'ils sont là, parce que les jeunes européens de moins de 30 ans, et à plus forte raison les Français, ne courent pas les rues d'Abu Dhabi, qui reste une ville très familiale (bien plus que Dubaï, beaucoup plus jeune).

 

sheikh-charlie-et-flo.JPGDu coup, on est un bon groupe avec un noyau d'une grosse vingtaine de personnes, et avec qui je passe la plupart de mes week-ends et de mes soirées. Parmi les évènements qui ponctuent ma vie Abu Dhabienne ;

 

Les soirées : elles sont l'occasion de voir tout le monde, y compris ceux qu'on connaît un peu moins, et d'intégrer les nouveaux VIE fraîchement arrivés. Elles sont souvent à thème, puisqu'il n'est pas cher d'acheter ou de se confectionner un déguisement à Abu Dhabi, ce qui donne lieu à des photos sympas (à gauche, Charlie et moi en habits traditionnels Emiratiset Qatari).

 

Le football : forcément, s'il y a un groupe suffisamment nombreux et suffisamment d'hommes dans le groupe (ce qui est souvent le cas aux Emirats), ils vont tôt ou tard se retrouver autour d'un ballon pour courir comme des dératés (surprenant comportement que je ne m'explique pas encore très bien). Heureusement, il y a plusieurs terrains de foot en salle à Abu Dhabi, dont un en herbe synthétique, ce qui nous permet de se retrouver une à deux fois par semaine pour taper dans le ballon.

 

Les week-ends : avec l'été, les activités du week-end sont un peu plus limitées. Dur d'être en extérieur. On se contente donc des foot en salle, des soirées, ou des parcs d'attraction aquatiques à Dubaï, où l'eau est refroidie, ce qui nous permet de se la couler douce sur des bouées gonflables sans avoir trop chaud. Il faut grimper un peu en altitude (donc en Oman) pour trouver des températures acceptables et surtout se défaire de cette humidité moite qui vous trempe dès que vous sortez à Abu Dhabi.

On attend avec impatience le retour de l'hiver (en octobre inch'allah) pour pouvoir refaire les sorties camping dans le désert, les après-midi à lézarder sur les plages d'Abu Dhabi, pouvoir se baigner enfin dans la mer du Golfe Persique (beaucoup trop chaude en ce moment), retourner voir les dauphins à Musandam et refaire du sport dehors.

 

les-emblemes-de-lentente.JPG

Les chinois de l'entente : Un rendez-vous traditionnel quasi-hebdomadaire. Du fait qu'on a un grand appartement (et un lave-vaisselle), on organise un petite repas à l'entente cordiale quasiment toutes les semaines, sous le patronage de René Coty et de Sa Très Grâcieuse Majesté Elizabeth II (en photo). On commande un chinois, et on en profite pour échanger les photos du week-end passé, et organiser (dans des proportions toutes relatives, l'organisation n'étant pas la spécialité locale) le week-end d'après.

 

Ajoutez à cela des squash (la salle est en face de mon immeuble), quelques autres activités sympathiques (quad, karting, jet ski, kitesurf, piscines, matchs de foot, petite bière dans un bar, et petit resto pakistanais... ah et le boulot aussi, quand même !) et vous obtenez une petite vie bien agréable, mais qui ne laisse pas beaucoup de temps pour écrire des articles de blog, par exemple... Et ce sera encore pire en hiver, quand il fera entre 20 et 25°C et qu'il faudra être tout le temps dehors (ah, la vie n'est pas facile quand même...).

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:41

Demain c'est la fin du Ramadan, et donc c'est la fête aux Emirats.

Pour cette occasion (appelée Eid el Fitr), des jours fériés (de 1 à 5) sont accordés. Mais comme à chaque fin de Ramadan, une petite scène rend fou les occidentaux qui aimeraient bien pouvoir s'organiser pour partir en week-end.

En effet, personne ne sait quand exactement vont tomber ces jours fériés. Tout dépend du Comité de visionnage de la lune, qui doit voir la nouvelle lune pour pouvoir déclarer la fin du Ramadan.

 

On le sait donc au dernier moment, les responsables religieux faisant tout pour préserver le suspense.

 

Après, pour les jours fériés, le public en prend généralement 5 ou 6, et les boîtes privées font un peu ce qu'elle veulent. Sur la dizaine de boîtes qui embauchent des VIE aux Emirats, pas une qui fait la même chose !

Pour ma part, j'ai eu mon mercredi et mon jeudi, et même si je l'ai appris la veille au soir, ça fait une bonne surprise.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 20:47

liban-fine-equipe.JPGCe blog prend du retard... Déjà 6 jours sans articles, ça ne va pas du tout. On mettra ça sur le compte du Ramadan (et surtout de la quantité incommensurable de soirées, jeux, sports, glandouille travail qui m'a occupé ces derniers temps). Rassurez-vous, j'ai encore moult articles à écrire sur tout un tas de choses qui ne manqueront pas de vous passionner. 

 

Bien que ça commence à remonter un petit peu, un petit week-end du mois d'août vaut quand même la peine qu'on revienne dessus ; pendant trois jours, je suis parti visiter le Liban, accompagné de Charlie, l'anglais qui me sert de colloc et de 3 copines, Amanda, Marie et Servane (la fine équipe en photo).

 

Mon impression générale, c'est que le Liban est un pays fabuleux, encore très marqué par les nombreuses guerres qui ont marqué son histoire récente, et que les Libanais ont un formidable sens de l'accueil. Bien conseillés par des collègues Libanais, nous avons fait pêle-mêle :

 

Beyrouth

liban-beyrouth.JPGLa première chose qui marque à Beyrouth, ce sont les militaires lourdement armés, les chars et les check-point en barbelés à chaque coin de rue. On sent que les tensions sont vives ; c'est vrai qu'entre le Hezbollah, la Syrie et Israël (qu'ils appellent la Palestine puisqu'ils n'ont jamais reconnu l'état d'Israël), ils ont été gâtés.

De nombreux immeubles en ville portent encore des traces de balles ou d'obus, certains sont à moitié détruits. Malgré tout, Beyrouth se reconstruit, et chaque année qui passe rend la ville plus jolie. Le front de mer et le centre-ville ont été complètement refaits pour un résultat très convaincant ; le centre-ville a un petit air de Paris.


Mais Beyrouth est surtout célèbre pour sa vie nocturne endiablée, que l'on s'est empressé de tester (à des fins culturelles naturellement) en allant au Beyroof, une boîte de nuit sur le toit d'un immeuble, où on peut faire la fête tout en profitant d'un panorama exceptionnel sur toute la ville.

 

Grottes de Jeita

Les grottes de Jeita ont été découvertes un peu par hasard au XIXe siècle, mais la partie supérieure n'a été découverte et explorée que dans les années 60.

Aujourd'hui, on peut visiter la partie inférieure des grottes par un petit tour en bateau sur la rivière souterraine, et la partie supérieure à pied sec. Au final, ce sont plus de 8 kilomètres de galeries qui serpentent sous terre, et dont seule une infîme partie est ouverte au public. Les stalagtites et stalagmites pavent les murs de salles qui atteignent les 60 mètres de hauteur. Bref, c'est fabuleux.


Malheureusement, les photos y sont interdites (on ne sait pas bien pourquoi d'ailleurs), donc je n'ai pas de photos à moi. Mais je vous invite à cliquer sur ce lien pour avoir un petit aperçu.

 

et-ca-roule.JPG

Junieh et son panorama

"J'aime les panoramas", aurait dit en son temps un philosophe dont j'ai oublié le nom.

 

Junieh permet d'avoir une bonne vue de ce qu'est la côte libanaise ; une ville en continu coincée entre la mer et les montagnes, où l'ambiance est plus proche de celle d'une distribution de nourriture en Somalie que celle des grands lacs canadiens... en deux mots, c'est le bazar le plus complet.

 

On retrouve très bien ce bazar sur les routes ; autant aux Emirats ils ne conduisent pas bien, mais ils n'arrivent pas à la cheville des Libanais. Des épaves d'un autre âge (un bel exemple en photo) occupe chaque mètre carré de route, en ne tenant aucun compte des signalisations quelle qu'elles soient (feux, stops, et sens interdits sont joyeusement ignorés).

libanbyblos.JPG

 

Byblos

On dit de Byblos que c'est la ville qui est restée peuplée en continu le plus longtemps au monde. En effet, elle est peuplée depuis environ 7000 ans !

 

Sur le site archéologique en bord de mer cohabitent un mur phénicien de 3000 av JC (à droite sur la photo), des obélisques égyptiens, des temples grecs et romains, un fort croisé et le tombeau d'Abi Chemou (dont on se demande bien qui c'est). Assez impressionnant de voir toutes les couches empilées les unes sur les autres, et de contempler autant de tranches d'histoire d'un seul coup ; tellement de choses se sont passées ici...

 

Le reste

On avait aussi prévu d'aller à Baalbeck, mais quelques problèmes d'ordre intestinaux nous ont finalement empêché d'aller là-bas. Résultat, il va falloir y retourner (oh zut !), sûrement en décembre, histoire d'aller voir tout ce qu'on n'a pas eu le temps de faire.

liban-pecheurs.JPG

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 17:28

7h37 : mon réveil sonne. On pourrait s'interroger sur le pourquoi du réveil à 7h37. La réponse est simple, c'est l'heure la plus tardive possible qui me permet de me réveiller, de prendre mon petit déjeuner, et d'arriver au boulot quelques minutes avant mon patron, soit aux alentours de 8h27. "Habile", diront certains, mais ça ne marche pas tous les jours. Peu honnête, diront d'autres, mais que celui qui n'a jamais mis sont réveil à 7h37 me jette la première pierre...

 

Comme tous les matins, je me lève et découvre avec émerveillement la vue de ma fenêtre, qui, malgré les brumes du matin dans mes yeux qui me donnent l'impression d'un paysage de Bretagne un soir de novembre alors qu'il n'y a pas un nuage, me donne le sourire (où ce qui ressemble à un sourire).

Mais ce matin-là, pas de jus de pamplemousse et de petit-déjeuner, parce que, qu'on se le dise, aujourd'hui, je fais ramadan. Le soleil étant levé (depuis bien plus tôt que 7h37, lui), pas le droit de boire ou de manger jusqu'au coucher du soleil.

 

La journée se passe au boulot, classique, mais avec la gorge sèche. C'est la principale difficulté du ramadan, ne pas boire. Avec la clim qui assèche l'air à l'intérieur, on a vite le gosier desséché. Et encore, je travaille en intérieur, mais je n'ose pas imaginer la difficulté pour les ouvriers qui bossent sur les chantiers de construction et transpirent toute la journée...


Finalement, le soleil se couche assez vite. L'iftar, moment où le muezzin se met à chanter pour officialiser la disparition de l'astre solaire, arrive vers 18h50, moment où tout le monde se rue sur la nourriture, laissant les rues et les magasins déserts comme jamais (c'est du coup le moment que choisissent les occidentaux pour aller faire leurs courses peinards). 

 

Une journée de ramadan, ce n'est pas si difficile que ça, et les mauvaises langues diront même que ça fait un peu fillette de ne faire qu'une journée, surtout quand j'ai à côté de mois des millions de musulmans qui le font tous les jours depuis déjà 3 semaines. Mais ça a quelques inconvénients : burger-king-ramadan-kareem.jpg

  • Déjà, c'est fatiguant. Pour que le jeûne soit moins difficile, les musulmans se couchent le plus tard possible, pour pouvoir manger le plus tard possible. Ils se couchent donc vers 5h du matin, et je vous laisse imaginer leur état de fatigue lorsqu'ils arrivent au travail. Ne pas manger, ça fatigue aussi, et du coup, ils font souvent la sieste en rentrant du boulot et jusqu'à l'Iftar. 
  • Ensuite, ça rend quasiment impossible la pratique du sport (dur de courir sans boire). Et vu qu'on profite du ramadan pour faire davantage de sport (squash et football en intérieur principalement), ce serait dommage de casser cet élan en faisant davantage le ramadan. 
  • Enfin, ce n'est pas très bon pour la santé. L'immense majorité des musulmans prend du poids pendant le ramadan, et pas qu'un peu. En effet, manger gras et sucré (comme en témoignent les pubs pour les fast food), seulement le soir, ce n'est pas le meilleur rythme alimentaire. 

Mais il y a aussi des avantages certains, surtout quand on ne fait pas le ramadan :

  • On sort plus tôt du boulot. Puisqu'on fait la journée en continu, les horaires sont aménagés. Le boulot finit à 15 h à EDF, 14h le jeudi, un peu plus tard pour les occidentaux. Et qu'est-ce que c'est agréable de sortir tôt ; ça permet de faire tout ce qu'on n'a pas le temps de faire d'habitude, comme du shopping, avoir un appartement propre et rangé (dans les limites du raisonnable, rassurez-vous), dormir plus...
  • La ville est déserte en journée, ce qui fait qu'on peut tranquillement aller faire ses courses, aller dans les parcs d'attraction aquatiques ou n'importe quel lieu public et se retrouver quasiment seul.

Le ramadan se terminera autour du 10 septembre, et ce sera l'Eïd el Fitr, moment de fête marqué par 2 jours fériés, et puis la vie Abu Dhabienne reprendra son cours normalement. Enfin, de manière normale pour les Emirats...

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